Comment terrasser le socialisme ?

st-michel-tableauSi le danger menaçant du socialisme doit être écarté, il faut :
– améliorer la situation des travailleurs,
– que les riches deviennent charitables envers les pauvres,
– que la religion soit rendue au peuple et augmentée.
Les socialistes ne seront pas plus vaincus par des mesures de coercition qu’un enfant têtu par les coups. Si l’on veut réussir, il faut les prévenir par l’amour, c’est-à-dire être bienveillants et bienfaisants envers eux. Avant tout il faut que les patrons traitent leurs ouvriers d’après les principes de la justice évangélique.
« Mes frères, disait Mgr Ketteler, pratiquons les maximes de l’évangile seulement un jour et le mal social disparaîtra tout à coup. »
Le patron est tout d’abord tenu à donner à l’ouvrier un salaire suffisant pour l’entretien d’une vie véritablement humaine. « Le salaire, dit le card. Manning, doit au moins suffire à l’entretien convenable d’une famille ouvrière chrétienne, c.-à-d. laborieuse, économe, vertueuse. »
L’ouvrier doit jouir d’une sécurité plus grande ; il est indigne de le traiter en simple marchandise qu’on n’estime plus dès qu’elle ne rapporte plus rien (l’abbé Hitze, député au Reichstag) ; il doit jouir des droits civiques, parce qu’il paie l’impôt (surtout indirect) et l’impôt du sang (3e congrès cath. autrichien). Il faut en outre satisfaire le besoin de l’ouvrier de s’instruire et de cultiver son esprit par des bibliothèques et des cours d’adultes. (id.)
Léon XIII recommande surtout la fondation de cercles d’ouvriers, où l’ouvrier peut développer son activité et satisfaire son désir d’exercer une influence sur les autres. (Id.)
La législation de son côté doit empêcher l’accroissement du prolétariat et une concentration excessive du capital en peu de mains, en favorisant la petite industrie ; elle doit aussi empêcher la ruine du métier et de l‘agriculture. (Id.)
Les riches doivent ensuite donner volontiers et largement (Tim, VI, 18) ; ils sont tenus à l’aumône plus que jamais, s’ils veulent éviter la rigueur du jugement et la damnation éternelle. L’Etat du reste a le droit de forcer les grandes fortunes à contribuer de leur superflu au bien général.
Mais le remède le plus efficace contre le socialisme, c’est la religion, car le socialisme n’est au fond qu’une absence de conviction religieuse, puisque le dogme fondamental du socialisme est la négation de Dieu et de la vie future, que son idéal est la jouissance des biens matériels.
Celui qui dans la lutte contre le socialisme veut faire abstraction de la religion, ressemble à un homme dont la maison brûle et qui en interdit l’entrée aux pompiers sous prétexte qu’ils pourraient prendre quelque chose de ses provisions de bouche (3e congrès cath. autr.)
La religion procure le mieux aux pauvres le contentement qu’ils désirent.
Catéchisme catholique populaire – François Spirago (1903)
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