« Fraternité ! » beugle la république. Mais qui est le père ?

191604-partis-ps-primaire-presidentielleLa laïcité, nous dit-on, permet de vivre ensemble « dans l’attachement commun à un certain nombre de valeurs ». En réalité, ces « valeurs » de la République (liberté, égalité, tolérance…) ne sont pas de vraies valeurs, et le bien commun qu’elles définissent ne forment pas le vrai bien commun.
Car les vraies valeurs sont celles qui nous rendent meilleurs et nous rapprochent de notre perfection, de notre fin dernière qui est le Ciel. Ce sont donc les vertus.
Le vrai bien commun doit favoriser la pratique des vertus. Tel n’est pas le régime de la laïcité qui sèvre les hommes de l’influence de la vraie religion et favorise le développement des fausses religions.
Si l’on regarde les choses d’un point de vue surnaturel, on pourrait se demander qu’elle est la fraternité que prétend instaurer la République athée. Car toute fraternité suppose une « paternité ».
C’est le lieu de se rappeler ce passage de la Genèse : « Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, entre sa descendance et la tienne. » (Gn 3, 15)
Ainsi, il y a deux descendances – celle de la Femme et celle du Serpent, deux paternités – celle de Dieu et celle du diable, deux fraternités – celle de la Cité de Dieu et celle de la Cité terrestre.
On voit bien qui se profile dans l’ombre pour réaliser la fraternité républicaine : les fils de la Veuve et, derrière eux, le démon qu’ils servent sous le titre de « Grand Architecte de l’Univers ».
Il a, lui, intérêt à propager les cultes des diverses religions, car il sait très bien la vérité de cette parole du psaume : « tous les dieux des nations sont des démons » (Ps 95,5). En propageant la laïcité, il est sûr de faire progresser son royaume de ténèbres.
Le Sel de la Terre n°52 (2005)
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