Le socialisme mène inévitablement à la ruine

le-socialisme-illustreL’expérience a prouvé que les communes d’Amérique, où l’on a essayé du collectivisme, ont été promptement menées à la ruine par l’augmentation de la criminalité.
Quoique les rêves socialistes ne soient en grande partie que des utopies, ils n’en ont pas moins, comme tous les maux d’ailleurs, produit quelque bien. Comme un ouragan qui balaye tout ce qui est pourri, ainsi le socialisme, qui lutte d’ailleurs avec un esprit de sacrifice remarquable, rend les hommes d’Etat attentifs aux défauts de l’organisation sociale, et les force à d’opportunes réformes ; il révèle souvent dans la presse, à la tribune, dans les réunions publiques de scandaleux actes d’exploitation des ouvriers par le capitalisme, et prépare par là une amélioration du sort des déshérités.
Cela ne rend pas le socialisme meilleur, car le mal qu’il cause est plus grand que le bien, qui peut se faire sans lui.

Tous ceux qui convoitent la dépossession injuste du prochain, vivent en état de péché mortel et s’exposent à la damnation éternelle.
Le seul désir de prendre injustement le bien d’autrui est un péché, qui en entraîne beaucoup d’autres avec lui.
L’amour des richesses, dit S. Paul, est la racine de tous les maux (I. Tim. VI, 10),
On s’en aperçoit aux discours prononcés dans quelques réunions socialistes ; ils débordent de blasphèmes, d’insultes diaboliques aux prêtres et aux autorités civiles, et sont souvent accompagnés de voies de fait.
Certains socialistes vont jusqu’à permettre le parjure devant les tribunaux dans l’intérêt du parti ; d’autres vont plus loin, comme on le voit par leurs affreux attentats à la dynamite et par les assassinats commis contre différents hommes d’Etat, faits qui ont provoqué des lois rigoureuses en Italie et en France.
C’est une naïveté de nous objecter la communauté des biens dans l’Eglise primitive ; ce collectivisme chrétien est absolument différent du collectivisme socialiste. Le chrétien charitable dit à son frère : « Ce qui est à moi est à toi » ; le socialiste dit au contraire : « Ce qui est à toi m’appartient. »
II n ‘est pas plus rationnel de nous objecter la communauté des biens dans les ordres religieux, comme si ce qui existe là était possible aussi dans l’Etat socialiste. La base de la vie religieuse est le renoncement volontaire par amour pour Dieu, tandis que le socialisme agirait par contrainte, sans aucun motif religieux et par l’excitation de la passion de jouir.
Catéchisme catholique populaire – François Spirago (1903)
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