Comment parler de Dieu aux hommes ?

jesus-eternel-des-armeesJe parlais de Dieu car je crois en lui, de la Création, du dessein de Dieu pour tous les hommes de ce monde. Je parlais de la chute et du péché, du rejet de l’homme envers Dieu et son dessein, du désordre qui régnait dans ce monde et des maux qui affligeaient la race humaine à cause de ce mal que l’on nomme le péché.
Je parlais des promesses de Dieu en tant que Rédempteur et de la venue du Christ. Je parlais de l’exemple qu’il nous a laissé d’une vie parfaite, dans laquelle chaque pensée, chaque action est orientée à faire la volonté de Dieu, la volonté du Père, pour restaurer ainsi l’ordre parfait originellement créé par Dieu pour toute l’humanité.
Je disais combien il avait subi toutes les indignations qu’un être humain peut endurer, de sa naissance humble à sa pauvreté, à ses trente années de routine quotidienne dans la monotonie d’un petit village retiré, de son rejet, de sa souffrance, de sa douleur et finalement de sa mort, cette fin que tout homme devra affronter.
Je parlais de sa résurrection et de sa victoire sur la mort, cet acte central de toute foi chrétienne qui nous donne une assurance absolue de la vie après la mort, de la vie après cette vie, l’assurance qu’il y a une signification pour l’homme, un sens à son existence ici-bas qui transcende la mort.
Je parlais de sa venue qui serait le début d’une ère nouvelle, d’un nouveau Royaume, le début (et seulement le début) d’une re-création du monde selon le plan originel de Dieu auquel chacun de nous doit consacrer sa vie pour que ce nouveau monde advienne.
J’expliquais les enseignements sur la paternité de Dieu, qui seule donne sens à la fraternité de tous les hommes, ses enseignements sur l’amour, la justice, la vérité, l’honnêteté, le sacrifice de soi et la conformité à la volonté de Dieu, qui forme les fondements de la morale chrétienne et la perfection du Royaume que le Christ est venu établir sur la terre.
Enfin, je parlais de la foi, de l’espérance qu’elle donnait aux hommes, non seulement pour une meilleure vie à venir qui pourrait se cantonner à l’utopie, mais aussi de la possibilité de la rédemption de ce monde et de toute l’humanité.
Walter J. Ciszek – Avec Dieu au Goulag (2010)
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