La véritable identité des musulmans

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De quel groupement est finalement issu celte religion qui jusqu’à aujourd’hui, engendre tant de problèmes de par le monde ? D’où provient-elle et quelle est son originalité ? Nous allons répondre à cette question centrale : élucidée, elle donne en effet les clefs de compréhension de l’attitude conquérante de l’islam.

Qui étaient donc les premiers « musulmans » ? Probablement, selon beaucoup d’historiens de la religion, les adeptes de l’une des hérésies judéo-chrétiennes apparue après la mort du Christ et la naissance de l’Eglise, groupement qu’ils estiment être celui des « ébionites ».

Quelle est la particularité de ce groupement appelé « ébionite » ou « nazaréen » (« nasara » en arabe), et en quoi consiste plus spécialement son action ? Saint Jérôme, au début du Vè siècle, parle déjà de cette hérésie chrétienne dans sa correspondance avec saint Augustin en affirmant de ces « ébionites » : « Ils se veulent juifs et chrétiens, mais ils ne sont ni l’un ni l’autre. »

Cela signifie que, d’une part, se voulant juifs parce que suivant scrupuleusement les traditions juives, ils ne le sont pas car ils acceptent le Messie, Jésus, rejeté par ces juifs ; d’autre part, se voulant chrétiens parce qu’ils reconnaissent le Christ comme Messie, ils ne le sont pas non plus car ils en refusent sa divinité, le considérant comme un simple prophète.

Le judaïsme officiel ayant rejeté la Révélation chrétienne au point de faire crucifier Jésus ne pouvait, évidemment, reconnaître aucun groupe se réclamant, d’une manière quelconque, du Christ-Messie, ni de son ministère prophétique. L’on peut déjà constater, dès après la Résurrection du Christ, combien les premiers juifs devenus chrétiens ont été rejetés et persécutés par leurs frères de race.

Les Actes des Apôtres sont remplis de ces exemples et l’apôtre saint Paul lui-même, persécuteur des chrétiens avant sa conversion, dut subir à son tour nombre de persécutions (jusqu’à la lapidation) de la part de ses coreligionnaires. Le judaïsme officiel, jusqu’à aujourd’hui, rejette donc systématiquement tout groupe se référant a Jésus, suit-il scrupuleusement toutes les règles juives.

Les ébionites furent donc rejetés également par les juifs et les chrétiens. Par les juifs car ils reconnaissaient le Christ comme Messie, par les chrétiens car ils lui refusaient sa divinité ! Prenant acte de ce double rejet, ce groupement fonda alors son identité sur l’opposition à ceux-là même qui le rejetaient.

Une tendance conquérante

Dès les premiers siècles de notre ère, en effet, de nombreuses dissidences du judéo-christianisme se sont manifestées, se divisant en deux grandes tendances : la tendance spiritualiste, appelée encore « gnostique », et la tendance conquérante, appelée encore « messianiste ».

La première regroupe des hérésies marquées par une idéologie de type spiritualiste, c’est à dire recherchant Dieu essentiellement dans une spiritualité, fut-elle déformée ou fausse, et pour beaucoup imprégnées de concepts issus de la gnose.

La deuxième, des hérésies marquées par une idéologie conquérante, c’est-à-dire cherchant essentiellement à instaurer sur terre, fut-ce par la force, le « royaume de Dieu », soit encore à anticiper, fut-ce par une action guerrière, le retour du Messie.

Nombre d’historiens de la religion s’accordent à penser que l’islam dérive de l’un des groupements de la tendance messianiste, dont fait partie le groupe ébionite.

Alcader M. – Le vrai visage de l’islam (2004)

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