Jouer au tiercé ? L’avis de saint Cyprien de Carthage

tiercé

Qu’ils sont ridicules ces combats où on se dispute pour des couleurs et pour des chars ! où on se réjouit de la vélocité d’un cheval ! où on gémit sur sa lenteur ! où l’on compte ses années, les consuls sous lesquels il a brillé ! où l’on explique sa généalogie en remontant jusqu’à ses ancêtres les plus éloignés !

Comme tout cela est vain ! Comme tout cela est honteux ! retenir de mémoire toute la généalogie d’un cheval et la réciter sans broncher ! Mais demandez à cet homme la généalogie du Christ, il l’ignore ; et s’il la connaît, il est plus malheureux encore, car si je lui demande par quel chemin il est arrivé au théâtre, il sera forcé d’avouer qu’il y a été conduit par la débauche et les passions les plus honteuses.

Avant de souiller ses regards par le spectacle de l’idolâtrie, il les a souillés par celui de la lubricité, il a traîné l’Esprit-Saint dans des lieux infâmes, et il a profané le corps du Christ dans les orgies de la prostitution.

Saint-Cyprien de Carthage (IIIè siècle) – Source

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