Le Pape, les catholiques et les bâtards conciliaires

46102_pape-francois-pelerinage-familles-rome_440x260Deux familles peuvent avoir un seul homme à leur tête –
De même deux églises un seul Pape.
Alors que les arguments servent au mieux à prouver, les comparaisons ne font au mieux qu’illustrer une vérité. Aussi ces dernières ne prouvent-elles rien, mais à partir du connu, elles peuvent jeter beaucoup de lumière sur l’inconnu. Or, en ce qui concerne la crise actuelle de l’Église, vieille d’un demi-siècle, on a besoin de toute lumière possible, car avec chaque jour qui passe cette crise devient de moins en moins compréhensible.
Ci-dessous donc une comparaison bien fructueuse que m’a envoyée récemment un néophyte de la Tradition. Il compare l’Église catholique et l’église conciliaire, ou la Néo-église, aux familles légitime et illégitime d’un seul homme. Appliquons cette comparaison à son mariage, à son autorité et à ses enfants.
Par un mariage légitime avec sa véritable épouse, un homme fonde une famille avec des enfants légitimes. Or, après un certain temps, il est infidèle à sa femme et la divorce pour vivre dans l’adultère avec sa maîtresse qui lui donne aussi des enfants, nécessairement des bâtards. De même, par son élection canonique et légitime comme Pape, un Cardinal devient le père légitime de l’Église catholique et le père spirituel dans la vraie foi d’une multitude de véritables Catholiques.
Or, au bout d’un certain temps comme Pape Conciliaire il s’est prostitué avec le monde moderne et, dans l’adultère du Concile avec ce dernier, il a engendré une nouvelle famille faite de bâtards conciliaires. Ainsi, tout comme un seul homme peut être le père à la fois de deux familles, légitime et illégitime, ainsi un Pape peut se trouver en même temps à la tête de l’Église catholique et de la Néo-église.
Deuxièmement, comme le père de famille possède une vraie autorité paternelle sur sa véritable famille mais non sur sa fausse famille, ainsi le Pape conciliaire possède sa vraie autorité sur tous les vérit ables Catholiques mais non sur les Catholiques conciliaires de la Néo-église. Et comme la première famille a besoin de son vrai père, en sorte que l’épouse et les enfants font tout ce qu’ils peuvent pour le ramener à la maison, mais lui s’attache à son partenaire dans l’adultère et à ses enfants illégitimes qui font eux aussi tout ce qu’ils peuvent pour le retenir, ainsi chaque Pape conciliaire ne cesse d’être respecté par les Catholiques traditionnels qui le supplient de faire son devoir, mais il préfère les Catholiques conciliaires qui ont peu de respect pour lui mais le retiennent eux aussi pour faire semblant qu’ils sont légitimes.
Et troisièmement, comme aucune véritable épouse n’acceptera d’être mise sur pied d’égalité avec la partenaire adultère qui l’a supplantée, et comme les vrais enfants (s’ils ont assez de maturité) n’accepteront jamais d’être assimilés à des bâtards en se laissant adopter par la fausse famille, ainsi la Tradition est absolument incompatible avec la Néo-église, et les vrais Catholiques n’accepteront jamais d’y être incorporés par une trahison quelconque de la Tradition.
Et ce n’est pas à eux d’aller chercher leur vrai père dans son environnement d’adultère, même s’il est leur vrai père et qu’ils ont réellement besoin de lui. Au contraire, c’est au père de revenir à sa véritable famille. Et que les enfants légitimes ne se disent pas qu’ils pourront ramener leur père à la maison en le rejoignant dans son monde de séduction. Il est beaucoup plus probable qu’ils y seront séduits eux aussi. Le néo-modernisme est fort contagieux !
Cette comparaison de tout Pape Conciliaire avec un père de deux familles est fructueuse sur bien d’autres points, parce qu’il est de la nature d’un Pape d’être père. Mais « Toute comparaison est boiteuse » (autre comparaison géniale), et la jambe boiteuse de cette comparaison consiste principalement dans le fait que là où la distinction entre les deux familles du seul père est parfaitement claire dans la vie de tous les jours, par contre la distinction entre l’Église catholique et la Néo-église, quoiqu’en théorie bien claire, est dans la pratique très difficile à discerner, car la vraie Église est investie et infestée par la fausse.
Pour garder son équilibre catholique, il est tout aussi nécessaire d’apprécier la distinction claire en théorie que de reconnaître leur confusion quasi inextricable en pratique.
Kyrie eleison.
Son Excellence Mgr Richard Williamson – Commentaire Eleison – n°441
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