Quand l’historien « catholique » Jean Sévillia fait la promotion du darwinisme le plus éculé

472763772Notre brave historien « catholique tradi » Jean Sévillia (tendance Fraternité Saint-Pierre), qui nous explique très sérieusement que l’homme a mis précisément 1,9 millions d’années à comprendre qu’il fallait enterrer ses morts (mdr !), n’a semble-t-il jamais entendu parler d’Adam et Ève ni du Déluge… Peur de passer pour un intégriste illuminé et donc de vendre moins de livres ? Catho mais pas trop ! Il est vrai qu’à force de donner des conférences au B’nai B’rith et d’écrire pour le Figaro…
« L’homme de Cro-Magnon, identifié en 1868 près des Eyzies, en Dordogne, a longtemps passé pour le plus ancien des hommes préhistoriques découverts en France : il a vécu autour de 30 000 ans av. J.-C. L’homme de Tautavel (Pyrénées-Orientales), dont le crâne a été mis au jour en 1971, a fait reculer cette limite : cet Homo erectus, vieux d’environ 450 000 ans, est à ce jour le plus ancien habitant de la France. Mais des outils en pierre, récemment découverts dans te département de l’Hérault, ont été datés d’environ 1,5 million d’années, avant que des galets de quartz taillés, trouvés dans le Massif central, soient évalués à 2 millions d’années, attestant déjà d’une présence humaine. (…)
Les préhistoriens s’accordent sur la chronologie suivante. La conquête du feu intervient vers 500 000 av. J.-C, comme en témoignent plus de 300 sites préhistoriques en France.
Vers 300 000 av. J.-C, la conscience de la mort apparaît chez l’homme.
Vers 100 000 av. J.-C, les défunts sont enterrés dans des fosses, à côté d’offrandes déposées dans le but de les accompagner dans l’au-delà : l’angoisse métaphysique est née.
Vers 30 000 av. J.-C, l’art pariétal (la peinture dans les grottes) fait son apparition, tandis que l’homme fabrique des parures : l’esthétique rejoint la métaphysique.
L’homme de Neandertal est le premier à ensevelir ses morts avec solennité. La preuve en a été apportée par la sépulture qui, datée de 60 000 ans av. J.-C, a été mise au jour, en 1908, à La Chapelle-aux-Saints, en Corrèze.
Le XIXe siècle avait imaginé le Néandertalien comme une créature brutale et fruste. Ce cliché a été invalidé par la science. Récemment, de nouvelles techniques basées sur l’uranium ont fait reculer de plusieurs milliers d’années la datation de l’art pariétal, si bien que certains spécialistes estiment que c’est l’homme de Neandertal qui aurait peint les premières grottes ornées.
Les Néandertaliens ont disparu, mystérieusement, il y a environ 30 000 ans. Pendant quelques milliers d’années, ils ont cohabité avec leurs successeurs, les hommes modernes, dont le prototype est l’homme de Cro-Magnon. »
Jean Sévillia – Histoire passionnée de la France (2015)
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