Goethe est un mécréant

imagePar les simples forces de sa raison naturelle, l’homme de bonne volonté peut connaître son Créateur. Un Aristote, un Platon, l’ont connu. Et voilà un génie [Goethe] éclos sous les rayons du Christianisme. L’Eternel l’envoie pour éclairer les multitudes, et il ne voit pas ce que les païens ont vu !
Dieu et le monde sont-ils réellement distincts ? Goethe ne le sait pas. Dieu est-il personnel ou impersonnel ? Un Etre indépendant, infini, parfait, ou simplement le pouls bruissant de l’Univers ? Goethe ne le sait pas. Crois-tu qu’il en gémit ?
« Quant à moi, dit-il, je ne puis me contenter d’une seule façon de penser. Comme artiste et comme poète, je suis polythéiste ; comme naturaliste au contraire, je suis panthéiste, et l’un aussi décidément que l’autre. » (Lettre à Jacobi)
Eh bien, non, esprit de l’homme, tu n’es pas libre de penser de plusieurs façons et de te rire de la vérité.
Quand tu connaîtrais toutes les sciences profanes, tous les arts, quand ton imagination jetterait des reflets de pourpre et d’or, quand ta mémoire serait un immense parterre de fleurs, si tu ne vois pas en Dieu ton principe et ta fin, si tu ne peux donner un sens à la douleur, à la vie, à la mort, tu es un pauvre esprit.
Jacques d’Arnoux – Les 7 colonnes de l’héroïsme (1938)
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