La charité nous oblige à haïr et combattre le péché

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Épître de Saint-Jacques, 5,20 :
Mes frères, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait sauvera son âme de la mort et aura le pardon pour une masse de péchés.

Saint Pie X – Notre charge apostolique – 1910 :
Si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, il n’ pas respecté leurs convictions erronées, quelques sincères qu’elles parussent ; il les a tous aimés pour les instruire, les convertir et les sauver.

Jean Daujat – La grâce et nous chrétiens :
Il faut affirmer, contre des erreurs très répandues, que la charité ne peut en aucun cas comporter la complaisance ou la tolérance pour le péché ou l’erreur ; la charité nous oblige au contraire à haïr et combattre le péché et l’erreur qui sont le plus grand mal de nos frères que nous aimons.
Plus nous aimons les pécheurs et ceux qui sont dans l’erreur – et il faut les aimer jusqu’à donner notre vie pour eux le cas échéant -, plus nous haïssons et combattons leur péché et leur erreur.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique IIa, IIae, Q.136
Si supporter les injures qui n’atteignent que nous-mêmes est un acte de vertu, supporter celles qui atteignent Dieu est le comble de l’impiété.

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